Un jour, nous aurons 73 ans…

Share on facebook
Share on linkedin

J’ai été extrêmement déçue de constater que Winston McQuade avait été victime d’âgisme en lien avec son apparition dans les publicités pour les lunetteries Greiche & Scaff. Une trentaine de plaintes auraient été formulées. Il serait « trop vieux pour la télé. ». J’ai 47 ans et j’aime voir dans la vie ou à la télé des personnes de toutes les générations. Je crois que les baby-boomers me montrent le chemin afin de bien vieillir à mon tour. Je crois qu’ils ont beaucoup à nous apporter si nous nous donnons la peine de leur donner la parole et de les écouter.

J’aime voir une professeure de yoga de 66 ans ou une metteure en scène de théâtre de 85 ans comme Denise Filiatrault. J’aime entendre Bernard Derome dire « Big time. Big Fucking Time. » dans Série Noire tout comme nous aimons voir Grace and Frankie sur Netflix avec des actrices de 76 et 78 ans. J’aime cela car c’est ça la vie. C’est la réalité. Nous allons tous un jour avoir 73 ans comme Winston McQuade. Enfin, presque tous. Et comme dit Jeannette Bertrand : « Vieillir est un privilège. »

Lorsque l’on s’intéresse à la nouvelle réalité des baby-boomers on constate avec étonnement qu’au Québec une personne sur six a plus de 65 ans, que 61 % des 55 à 64 ans en Montérégie travaillent, qu’en 2035 on comptera 10 millions d’habitants de 65 ans et + au Canada et que l’espérance de vie est passée de 70 à 83 ans. Cette génération refuse d’être mise en marge de la société. Nous espérons que les médias leur donneront la place qui leur revient. Les médias ne devraient-ils pas être à l’image de notre société ? Une réflexion s’impose. 

Il faut cesser de critiquer les autres générations et plutôt leur tendre la main.